| Comment réagir à la crise, que peuvent faire les PME |
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Au moment où le Secrétaire d’Etat auprès des PME-PMI annonce un plan de soutien au financement des PME et un dispositif pour les aider à traverser la crise, on peut s’interroger sur les armes anti crises qu’il faudrait mettre parallèlement en place quand on est un chef d’entreprise afin de pérenniser ses activités.
La tentation naturelle serait sans doute de réduire la toile pour traverser la tempête : ne pas prendre de risque sur de nouveaux clients qui auront peut-être du mal à vous payer, ne plus investir, ne plus embaucher, ne plus faire d’innovations et de R&D, ne plus communiquer, etc.
Mais cette crise que nous traversons ne serait-elle pas une incitation bénéfique à repenser notre modèle de développement ?
Pour être moins exposé aux rigueurs de la conjoncture ne faudrait-il pas essayer d’être plus « agile » en évitant de sacrifier les investissements qui préparent l’avenir. Pour cela ne faudrait-il pas se poser les quelques questions suivantes :
- Les composantes de mon portefeuille d’activités sont elles bien positionnées les unes par rapport aux autres dans une logique de turnover (activités mûres, émergentes, prometteuses, en fin de cycle) ?
- Mon offre commerciale est elle compétitive ? Où devrais-je « mettre le paquet » et où devrais-je me désengager ? - Ai-je réalisé l’inventaire exhaustif de tous mes leviers de croissances envisageables ? (internationalisation, partenariats, croissance externe, etc.)
- Suis-je « performant » sur mes fonctions-clés et ai-je encore les moyens de « variabiliser » mes frais « fixes » (fonctions support) ?
Effectivement, repenser son mode de croissance et mesurer objectivement ses performances sont certainement des exercices salutaires qui préparent l’entreprise à saisir des opportunités dès que l’économie repartira.
Le monde devient multipolaire (seulement 50% de l’économie mondiale est occidentale) et pour conserver sa compétitivité il faut essayer de se développer, d’investir, d’exporter …
L’actualisation de son Plan de Développement est certainement une réelle opportunité pour aller discuter avec des Investisseurs qui pourraient accompagner votre développement, sans vous gêner dans votre management au quotidien, mais au contraire en mettant à votre disposition ses expériences stratégiques et ses réseaux professionnels.
Et puis, renforcer ses Fonds Propres, c’est renforcer sa solidité face aux turbulences et se mettre à l’abri des banquiers qui limiteraient leurs concours.
C’est peut être ainsi le moment de vous faire aider ponctuellement par un tiers extérieur indépendant, avant- pendant la négociation – et peut-être au-delà, dans le cadre de la mise en œuvre de votre nouveau Plan de Développement et de son financement.
Bertrand DELAGE, le 13/10/08
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