| Les achats, accélérateur de la performance |
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Si la fonction achat est aujourd’hui organisée, structurée, optimisée voire très performante dans de nombreux groupes industriels et PMI/PME de secteurs d’activité tels que la construction automobile, l’aéronautique, etc., l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Il y a en effet beaucoup d’entreprises au sein desquelles une Direction ou un Service Achat ont été récemment créés ou d’autres au sein desquelles la fonction Achat est loin d’être dotée de l’organisation, des ressources et des moyens leur permettant d’atteindre de meilleures performances à l’achat. Nombreuses sont aussi les entreprises qui bien que disposant depuis longtemps d’une fonction Achat n’ont pas de Politique Achat. Toutes aussi nombreuses sont celles qui maîtrisant leurs achats de cœur de métier, négligent complètement leurs achats dits hors production (achats généraux) alors qu’ils peuvent représenter jusqu’à 40 % des achats de l’entreprise. Ces entreprises ignorent très souvent les gisements d’économie qu’un déploiement différent de leur fonction Achat pourrait leur apporter et ceci sans altérer la qualité des fournitures et des prestations qu’elles acquièrent. " Citons ainsi l’exemple d’une entreprise qui met quotidiennement une tenue de travail à disposition de chacun de ses 1000 collaborateurs en contact avec la clientèle pour un coût annuel de location et entretien de 1400 K euros. La remise en cause du vêtement (aussi bien au niveau de son look que de ses fonctionnalités - ergonomie, sécurité -), une réelle mise en concurrence des prestataires potentiels ainsi que la mise en oeuvre d’une politique d’approvisionnements appropriée permettent de réaliser un économie annuelle récurrente de 350 000 euros ".
" Nous pouvons aussi citer l’économie annuelle de 16 % soit 64 000 euros réalisée par une entreprise de transport sur l’achat de prestations relatives à l’entretien des pneumatiques de sa flotte tracteurs et remorques. Le changement de prestataire s’est en outre accompagné d’une amélioration de la qualité de service et de la mise en place d’une obligation de résultat ". Ceci étant, le métier d’acheteur ne se résume pas à un seul face à face entre un acheteur et un fournisseur. Si la négociation reste un élément important du processus d’achat, elle est loin de constituer la panacée. L’anticipation permanente sur les besoins futurs de l’entreprise, une recherche appropriée et maîtrisée des fournisseurs et des prestataires, leur intégration en amont du processus d’achat, des approvisionnements sous assurance qualité, le recours aux applications offertes par le e-achat sont quelques unes des facettes d’une fonction pour laquelle un grand nombre de dirigeants d’entreprises se doivent encore d’intégrer la réelle et pleine dimension
Patrick Caverivière / 2008 / En savoir plus, rendez vous sur www.producomexecutive.com |

